Cyberattaque : Microsoft s’en lave les mains

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À qui la faute ? La cyberattaque de la semaine dernière, qui a touché 200 000 utilisateurs de 150 pays, exploitait une faille du système ­Windows de Microsoft, lequel équipe près de 90 % des ordinateurs dans le monde. Mais Brad Smith, l’un des directeurs du géant de l’informatique, préfère accuser la NSA : l’agence d’espionnage numérique des États-Unis détenait secrètement des « failles » de ­Windows, que des hackers lui ont volées !

Smith en appelle à une « convention de Genève » pour que les États élaborent des règles dans la guerre numérique. Mais quid de la guerre commerciale ? La firme met périodiquement sur le marché de nouvelles versions de Windows recelant notoirement des défauts, laissant aux utilisateurs la charge de les lui signaler pour bricoler des pansements a posteriori. 

Et la faille en cause dans l’attaque de la semaine passée était connue de longue date par Microsoft, qui n’a rien fait jusqu’à mars dernier : elle touche le « vieux » Windows XP, sur lequel toute maintenance a cessé, ce qui pousse les utilisateurs à acheter les versions les plus récentes.


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