Emmanuel Macron a son plan de route

Le nouveau Président entend agir vite, y compris par ordonnances. Mais il lui faut pour cela attendre d’avoir une majorité à l’Assemblée et, dans cette attente, éviter plusieurs écueils.

Emmanuel Macron a son plan de route en poche. Candidat, il a plusieurs fois déclaré ne pas croire aux « cent jours ». Ce qui ne l’a pas empêché de dévoiler, entretien après entretien, le séquençage de ses réformes. Et par quelles mesures il commencerait à imprimer sa marque au pays. Le président élu, soucieux de ne pas rééditer l’erreur de François Hollande, n’entend pas perdre de temps. Il s’agit pour lui d’agir vite dans l’espoir d’obtenir des résultats avant les prochaines élections : les européennes en 2019 et surtout les municipales en 2020. Ce que les institutions de la Ve République permettent… à condition de disposer d’une majorité à l’Assemblée nationale. L’essentiel des projets d’Emmanuel Macron est donc suspendu au résultat des élections législatives des 11 et 18 juin. Le premier écueil à franchir pour y parvenir pourrait bien être la nomination du Premier ministre et du gouvernement. Pressé par Marine Le Pen de dire quel serait son candidat à Matignon, Emmanuel Macron s’y est toujours refusé, se contentant d’affirmer le 2 mai qu’il avait « deux profils en tête […], un homme et une femme », afin de ne décevoir ni ses électeurs venus de la droite en annonçant la nomination d’une personnalité de gauche, ni ses électeurs venus de la gauche en annonçant celle d’une personnalité de droite. Au lendemain de son élection, Richard Ferrand, secrétaire général d’En marche ! et l’un de ses plus proches soutiens, n’a pas exclu cette dernière hypothèse. Tactiquement habile, elle viserait à diviser le pôle LR-UDI, moins éclaté que ne l’est le PS malgré l’élimination de son candidat le 23 avril (lire aussi notre article Sauve-qui-peut la droite !), à l’approche du scrutin. Est-ce pour maintenir le fragile équilibre « et de droite et de gauche » de son édifice politique qu’Emmanuel Macron a été remplacé lundi à la présidence de son mouvement, rebaptisé La République en marche, par Catherine Barbaroux, ex-présidente de l’Adie, que L’Obs présentait récemment comme sa « caution de gauche » ?

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