Le troisième tour se dessine

Forte de son score à la présidentielle, la France insoumise aborde les législatives de manière offensive. Et pose ses conditions.

Le résultat du second tour de la présidentielle n’est pas encore connu que déjà toutes les formations politiques ont les yeux tournés vers les législatives. Comme la droite ou le PS, Jean-Luc Mélenchon estime que « la partie n’est pas finie ». « Le vrai jugement politique, a-t-il lancé dimanche sur TF1, celui qui va confirmer l’orientation du pays, c’est les élections législatives. » Nombre de commentateurs n’avaient pas attendu cette déclaration pour interpréter le refus du candidat de la France insoumise (FI) de rejoindre « le front républicain » qui, précise-t-il, « consiste à donner des brevets de pompier à des pyromanes », comme un calcul électoral, à leurs yeux forcément honteux. Comme s’ils ne pensaient pas, eux aussi, au coup d’après : l’échéance électorale de juin. Comme si leurs critiques ou leurs anathèmes sur l’absence de consigne de vote de Jean-Luc Mélenchon et son prétendu « ni-nisme » – il demande explicitement qu’« aucune voix » ne se porte sur Marine Le Pen, « encore pire » qu’Emmanuel Macron – ne visaient pas à faire rentrer l’impétueux torrent populaire qui s’est levé autour de sa candidature dans le petit lit bien canalisé de la gauche.

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