Traité de désarmement nucléaire : Un puissant bout de papier

Même sans la participation des États possédant l’arme nucléaire, le traité d’interdiction aurait un impact réel.

Patrick Piro  • 14 juin 2017 abonné·es
Traité de désarmement nucléaire : Un puissant bout de papier
© photo : AFP

À quoi peut bien servir de décréter le bannissement des armes nucléaires sans l’aval de ceux qui les possèdent ? C’est le premier argument opposé au traité d’interdiction en cours d’élaboration. Il est certes plus solide que la ligne de repli du club de la bombe, qui fustige une démarche « fragilisant » le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), le cadre actuel des efforts de désarmement… dont il organise l’immobilisme au point que le diplomate canadien Douglas Roche le décrivait en 2012 comme « abruti et sclérosé », en voie de décomposition complète.

Le 27 octobre 2016, quand la résolution L.41 emporte l’adhésion majoritaire, la France se dit « consternée par le fait que le débat […] ait pris une telle direction » : l’interdiction entraverait le désarmement

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes