Une poudre de perlimpinpin électoraliste

Les grandes lignes du « projet de loi rétablissant la confiance dans l’action publique », premier chantier du quinquennat, vont dans le bon sens… mais des zones d’ombre et d’évidentes lacunes demeurent.

Michel Soudais  et  Maïa Courtois  • 7 juin 2017 abonné·es
Une poudre de perlimpinpin électoraliste
© photo : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Candidat, Emmanuel Macron s’était engagé à faire adopter une loi de moralisation de la vie politique. Le futur chef de l’État ne s’y était toutefois résolu que sous la pression de François Bayrou. Le président du MoDem, méfiant à l’endroit de celui qu’il avait qualifié de « candidat des forces de l’argent », l’avait exigé en échange de son soutien. S’engager à laver plus blanc dans une campagne polluée par les affaires Fillon et Le Pen était assurément une promesse populaire. Et M. Macron a vite compris l’intérêt qu’il pouvait en tirer, d’où sa décision de l’adopter en conseil des ministres avant le premier tour des législatives. Ce qui évitait une focalisation excessive sur ses projets de réformes économiques et sociales impopulaires.

Las ! Le timing était trop serré pour être tenu. Le texte ne pourra passer en conseil des ministres que le 14 juin, entre les deux tours, et non le 7 juin, comme prévu initialement. Car tout projet de loi doit d’abord être soumis à l’avis du Conseil d’État. Et ce n’est pas une loi mais trois qui seront nécessaires : si certaines dispositions relèvent d’une loi ordinaire, d’autres nécessitent une loi organique, et d’autres encore une

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

À gauche, le casse-tête de la candidature
Gauche 13 mai 2026

À gauche, le casse-tête de la candidature

À gauche, la désignation présidentielle est devenue un piège autant qu’une nécessité. Derrière les appels à l’union persistent des fractures stratégiques et idéologiques. Tour d’horizon des options.
Par Pierre Jacquemain
Gauche : le piège du RN
Analyse 13 mai 2026 abonné·es

Gauche : le piège du RN

La possibilité d’une arrivée de l’extrême droite au pouvoir ne relève plus de la fiction politique. Face à une société fracturée, la gauche peine à retrouver un récit commun et une stratégie de conquête capables d’incarner une alternative majoritaire.
Par Pierre Jacquemain
2027 : la gauche et les écologistes en ordre dispersé
Analyse 13 mai 2026 abonné·es

2027 : la gauche et les écologistes en ordre dispersé

Fragmentée par ses contradictions sur l’immigration, les questions identitaires, l’écologie et l’international, la gauche française apparaît prisonnière d’un désordre qui dépasse largement ses querelles d’appareil. Elle peine à reconstruire un récit commun capable de répondre à la peur du déclassement comme aux défis démocratiques et climatiques.
Par Denis Sieffert
Bally Bagayoko : « La campagne présidentielle doit partir de Saint-Denis : c’est une évidence »
Entretien 13 mai 2026 abonné·es

Bally Bagayoko : « La campagne présidentielle doit partir de Saint-Denis : c’est une évidence »

Le maire de Saint-Denis, élu au premier tour des dernières municipales, figure montante de La France insoumise, revient sur les orientations qu’il souhaite donner à son mandat : répondre aux urgences quotidiennes et donner la priorité à la jeunesse. L’édile dyonisien place la mobilisation des quartiers populaires au cœur de la stratégie insoumise. 
Par Kamélia Ouaïssa et Alix Garcia