Armées : le combat des chefs

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Vendredi 21 juillet, Emmanuel Macron reçoit Pierre de Villiers en tête-à-tête à l’Élysée. Un entretien qui pourrait signer la fin de la passe d’armes entre les deux hommes… Mais aussi l’éviction du plus haut gradé de France. Ce dernier avait osé dénoncer la réduction de 850 millions d’euros du budget du ministère des Armées. Le lendemain, Macron lui répond en public, qualifiant son geste d’« indigne ». « Je suis votre chef », a-t-il cru bon de marteler. 

Depuis, c’est par publications interposées qu’ils s’expliquent. Sur son compte Facebook, le général conseille aux futurs conscrits : « Méfiez-vous de la confiance aveugle ; qu’on vous l’accorde ou que vous l’accordiez. […] Parce que tout le monde a ses insuffisances, personne ne mérite d’être aveuglément suivi. » Une remarque qui n’a pas plu à l’intéressé. Au JDD, le Président « confie brutalement » : « Si quelque chose oppose le chef d’état-major des armées au président de la République, le chef d’état-major des armées change. »


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