Attentat de Nice, un an après

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Le 14 juillet 2016, un camion fonçait sur la foule déambulant sur la promenade des Anglais, à Nice, et tuait 86 personnes. 450 autres restaient grièvement blessées. Ce 14 juillet 2017 était organisée une journée de commémorations en hommage aux victimes.

Un an après cet attentat revendiqué par Daech, neuf personnes ont été mises en examen et écrouées. Elle sont accusées d'avoir participé à la préparation du drame en aidant au repérage ou en fournissant des armes. Mais l’instruction n’a toujours pas pu faire de lien « direct » entre l’auteur de l’attaque, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, et l’État islamique. Pour les spécialistes de l’EI, cette attentat marque un tournant dans la stratégie de l’organisation : pour la première fois, elle revendiquait le geste d’un déséquilibré « par opportunisme ». C’est ce qu’auraient expliqué les trois juges parisiens en charge de l’instruction aux familles de victimes et à leurs avocats le 11 juillet à Nice.

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Une enquête judiciaire sur le dispositif de sécurité entourant les festivités du 14 Juillet est toujours en cours.

Le 12 juillet, les sénatrices Esther Benbassa (Europe Ecologie-Les Verts) et Catherine Troendlé (Les Républicains), chargées de la mission d’information sur « le désendoctrinement et la réinsertion des djihadistes en France et en Europe » ont rendu un rapport critique sur les dispositifs de déradicalisation lancés en France après les attentats. Elles mettent notamment en garde contre la volonté de désidéologiser des personnes rapidement et contre le développement d’un business de la déradicalisation. Elles défendent plutôt un processus de prévention et de personnalisation sur le temps long.

Les 18 et 19 juillet, les sénateurs devront examiner le projet de loi antiterroriste transposant dans le droit commun des mesures inspirées de l’état d’urgence.

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