De quoi « En marche ! » est-il le nom ?

On n’en peut plus de la déferlante « marchiste » ! Alors, déconstruisons « En marche ! ».

Patrick Piro  • 26 juillet 2017
Partager :
De quoi « En marche ! » est-il le nom ?
© photo : CHRISTOPHE ENA / POOL / AFP

On n’en peut plus de la déferlante « marchiste » !

Ces images de troupeaux de moutons nous montent à la tête – et la moutarde au nez. Et que dire de ces vannes récurrentes sur notre vote présumé dès qu’on décide d’aller quelque part à pied… Alors, déconstruisons « En marche ! ».

En baptisant ainsi son mouvement, dans un jeu nombriliste avec ses propres initiales, Emmanuel Macron décrète non seulement la France (les Français ?) en panne, mais, surtout, il sous-entend que lui seul disposerait de la dynamique sacrée, tirée de sa jeunesse et de celle de son parti.

Et puis, « En marche ! », c’est tout autant une invite qu’une directive : en ligne derrière Jupiter. Enfin, c’est la consécration d’un principe : le mouvement pour lui-même, une agitation brownienne propre à fluidifier les échanges, dissoudre les obstacles, faciliter l’innovation. Tout cela en guise de programme politique.

À lire :

Une affaire qui roule

« En marche ! » : Anatomie d’un slogan

Politique
Temps de lecture : 1 minute
Soutenez Politis, faites un don.

Chaque jour, Politis donne une voix à celles et ceux qui ne l’ont pas, pour favoriser des prises de conscience politiques et le débat d’idées, par ses enquêtes, reportages et analyses. Parce que chez Politis, on pense que l’émancipation de chacun·e et la vitalité de notre démocratie dépendent (aussi) d’une information libre et indépendante.

Faire Un Don

Pour aller plus loin…

Au procès en appel du FN-RN, le parquet dénonce « un discrédit de l’action judiciaire »
Justice 4 février 2026 abonné·es

Au procès en appel du FN-RN, le parquet dénonce « un discrédit de l’action judiciaire »

Au terme de plusieurs heures de réquisitions, le parquet général a demandé à la cour d’appel de confirmer l’essentiel des condamnations prononcées en première instance dans l’affaire des assistants parlementaires du parti lepéniste. Les magistrats ont également longuement dénoncé une stratégie politique visant à dénigrer l’institution judiciaire.
Par Maxime Sirvins
« Le RN est une entreprise débile, au sens étymologique du terme »
La Midinale 3 février 2026

« Le RN est une entreprise débile, au sens étymologique du terme »

Bernard Pudal, professeur émérite de science politique à l’université Paris-Nanterre, co-auteur avec Patrick Lehingue de Du FN au RN. Les raisons d’un succès (PUF), est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Je dis à Jean-Luc Mélenchon : viens dans la primaire ! »
La Midinale 3 février 2026

« Je dis à Jean-Luc Mélenchon : viens dans la primaire ! »

Trump, Kurdistan, Iran, proposition de loi sur la réquisition des bâtiments vacants, primaire de la gauche : Danielle Simmonet, députée de Paris, membre de L’Après, est l’invitée de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien
« Sans l’action publique, un tiers des Parisiens ne pourraient plus vivre dans la capitale »
La Midinale 2 février 2026

« Sans l’action publique, un tiers des Parisiens ne pourraient plus vivre dans la capitale »

La capitale peut-elle être une ville populaire ? Paris appartient-elle aux milliardaires ? Quel positionnement par rapport au projet de Sophia Chikirou ? Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche et des écologistes à la mairie de Paris, est l’invité de « La Midinale ».
Par Pablo Pillaud-Vivien