L’homme, prédateur de la biodiversité

Agriculture intensive, grands projets inutiles… Notre mode de vie cause des ravages. Face aux preuves, quelle réponse politique ?

Guépards, lions et girafes d’Afrique, orangs-outans de Bornéo, alouette des champs en France… L’érosion de la biodiversité sur la planète se poursuit à un rythme toujours plus effrayant. Dans sa dernière liste rouge mondiale, publiée en janvier 2017, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) révèle que, sur les 86 313 espèces étudiées, 24 431 sont classées menacées. Cet inventaire mondial a servi de base à une étude concluant à l’accélération de la disparition des groupes d’animaux sur Terre (voir notre entretien avec le naturaliste Bruno David ici).

Au-delà du constat préoccupant, les chercheurs alertent sur le peu de temps restant pour agir – « deux ou trois décennies au plus » – et pointent la responsabilité humaine, alimentée par « la fiction que la croissance perpétuelle peut se produire sur une planète infinie ». « Beaucoup moins fréquemment mentionnés sont les moteurs ultimes de ces causes immédiates de la destruction biologique, à savoir la surpopulation humaine – la croissance continue de la population – et la surconsommation, en particulier par les riches », précisent-ils.

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