Vaccination obligatoire : Quelle indépendance des experts ?

Sur fond de scandales sanitaires et de conflits d’intérêts, la guerre fait rage entre pro et anti-vaccins.

Les uns seraient les membres d’une secte, les autres corrompus par l’industrie. La réalité est plus complexe, la majorité des soignants défendant des positions de bonne foi soutenues par les enseignements de l’histoire – l’éradication de maladies graves – ou l’expérience clinique : des patients atteints de cirrhoses dues à l’hépatite B, d’autres avec une sclérose en plaques (SEP) et vaccinés contre l’hépatite B… 40 % de la population continue d’exprimer des doutes sur ce vaccin, quand huit études sérieuses concluent à l’absence de lien avec la SEP. Le 21 juin, la Cour européenne de justice a pourtant reconnu un « faisceau d’indices suffisants » pour ouvrir un droit à l’indemnisation des victimes. Mépris des données scientifiques ?

« Redonner confiance en la vaccination » était la mission confiée par Marisol Touraine au professeur Alain Fischer pour présider la Concertation citoyenne sur la vaccination en 2016. Mais la défiance ne vise-t-elle pas plus encore les autorités de santé que les vaccins eux-mêmes ? La faute à des scandales sanitaires longtemps négligés ainsi qu’à des campagnes de vaccination mal comprises.

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