EELV : Vers un « big-bang »

Le conseil fédéral a voté samedi dernier une motion affirmant la nécessité d’un mouvement autonome de l’écologie politique.

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Le parti écologiste, réuni samedi dernier en conseil fédéral, a pris une décision de poids dont les prémices étaient audibles depuis le fiasco des dernières élections. Les présents ont voté à l’unanimité moins quatre abstentions une motion affirmant la nécessité d’un mouvement autonome de l’écologie politique, portant « avec force » un projet de société « post-croissance ». Pour cela, le conseil a décidé d’un processus « décentralisé, large et ouvert » visant une convention de fondation d’un nouveau mouvement pour fin 2018, via des assises construites avec les composantes de l’écologie « sans exclusive » — politiques, associatifs, collectifs, personnalités, syndicalistes, etc. 

« Enfin, nous sommes parvenus à faire bouger les choses ! », se réjouit Élise Lowy, animatrice d’un des quatre des courants d’opposition à la direction, réunis pour cette synthèse. La majorité, ou ce qu’il en reste, n’avait pas présenté de motion sur le sujet brûlant de l’avenir d’EELV. « Le Bureau exécutif est resté très à l’écart de cette élaboration », regrette Alain Coulombel — qui en est membre. Le secrétaire national David Cormand a cependant appelé à voter la synthèse du « big-bang » en fin de réunion. « La direction a compris qu’elle devait s’incliner », se réjouit l’opposition.


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