Front social : rassembler pour enfin régner

Syndicalistes ou membres d’associations, les initiateurs de cet « ovni » veulent mobiliser au-delà des étiquettes et des appareils.

Malika Butzbach  et  Mehdi Boudarene  • 20 septembre 2017 abonné·es
Front social : rassembler pour enfin régner
© photo : Nicolas Liponne/NurPhoto/AFP

S’unir pour ne plus subir. Bloquer pour tout gagner. » C’est derrière ce mot d’ordre aux accents révolutionnaires que le cortège du Front social a défilé le 12 septembre. Cet ovni de la mobilisation, né du mouvement contre la loi El Khomri, symbolise un idéal maintes fois revendiqué : la convergence des luttes. Dans le cortège, la multiplicité des revendications est visible par la variété des pancartes et bannières : le manque de moyens dans l’éducation, les conditions de travail des livreurs Deliveroo ou encore les salaires des travailleurs sociaux. « Un succès », se félicite Romain Altmann, membre de la CGT-Info’com, une des figures du collectif.

Le lendemain de la manifestation, le Front social a tenu un meeting dans une salle de la Bourse du travail, à Paris. Coordination, collectif, intersyndicale ? Il est encore difficile de qualifier ce regroupement des forces de contestation, mais son objectif est clair : rassembler au-delà des étiquettes et, surtout, des directions syndicales.

« Le Front social, c’est un collectif,

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique Travail
Temps de lecture : 5 minutes

Pour aller plus loin…

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« Le PS doit retrouver une colonne vertébrale pour peser à gauche »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, la socialiste et maire sortante Hélène Geoffroy critique la stratégie d’opposition de la France insoumise, et regrette que le PS n’ait « rien produit » dans l’opposition face à Emmanuel Macron.
Par Alix Garcia
« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »
Entretien 3 avril 2026 abonné·es

« On a été pris au piège de tirs croisés entre Place publique, le PS et LFI »

Poitiers, Vaulx-en-Velin, Bègles… Trois gauches, trois défaites. Dans ce dossier spécial, les candidats perdants analysent leur échec et en tirent les leçons. Ici, Léonore Moncond’Huy, maire écologiste élue en 2020, critique le climat de division à gauche.
Par Vanina Delmas et Lucas Sarafian
La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse
Parti pris 3 avril 2026

La gauche sur le divan : trois défaites, une impasse

À un an de la présidentielle, la gauche donne le spectacle paradoxal d’un camp qui analyse ses défaites en ordre dispersé. Insoumis, écologistes, socialistes : chacun raconte son échec, pointe les fautes des autres, et défend sa ligne sans jamais vraiment trancher la question centrale : comment gagner ensemble ?
Par Pierre Jacquemain
DGFiP : des agents en souffrance et toujours moins de moyens
Enquête 3 avril 2026 abonné·es

DGFiP : des agents en souffrance et toujours moins de moyens

À la Direction générale des finances publiques, les conditions de travail empirent d’année en année. Au point de pousser certains à se donner la mort ? Au sein de l’administration, en 2025, un nombre important de suicides ont eu lieu.
Par Victor Fernandez