Dossier : Glyphosate : Monsanto, ennemi public n°1

Glyphosate : La société civile passe à l’attaque

Monsanto doit faire face à la contestation citoyenne et au travail assidu de nombreuses associations bien décidées à démontrer la toxicité du glyphosate, contenu dans le Roundup.

L’herbe est verte, le ciel est bleu, et Rex le chien combat les mauvaises herbes grâce au Roundup, « le désherbant biodégradable ». Au début des années 2000, cette publicité inonde les petits écrans. Une jolie bande-annonce qui ne dupe pas tout le monde. L’association Eau et Rivières de Bretagne assigne la filiale française en justice pour publicité mensongère, car ses études révèlent un taux de glyphosate dans les eaux bretonnes supérieur au seuil légal. Quelques années auparavant, un procès similaire s’est ouvert à New York car les publicités assénaient que « le glyphosate est moins toxique pour les rats que du sel de table ingéré en grande quantité ». Au final, deux condamnations de quelques milliers d’euros et de dollars, des sommes dérisoires pour le géant américain, qui brasse des milliards d’euros de chiffres d’affaires chaque année. Le début de la saga Monsanto, et de son produit phare, remonte à plusieurs décennies. Après avoir créé sa section Agriculture, spécialisée dans les engrais, Monsanto met sur le marché en 1975 le premier herbicide à base de glyphosate, puis lorgne sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). En 1996, sont créées des plantes dites Roundup Ready, c’est-à-dire tolérantes… à son propre herbicide !

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