L'Unef lance une mobilisation contre la sélection

L'organisation étudiante tente d'organiser un mouvement dans les universités contre le « plan Étudiants » du gouvernement.

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L’Unef, deuxième syndicat étudiant, a lancé hier une campagne de mobilisation contre la sélection à l’université. En cause, le « plan Étudiants » annoncé le 30 octobre par le Premier Ministre Édouard Philippe, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, et le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer. Selon l’organisation étudiante, les « attendus » qui seront mis en place pour accéder à certaines filières visent « à revenir sur le libre accès à l’université », car « faute de place, les universités pourront refuser les étudiant∙e∙s ». Conséquence : pour Lilâ Le Bas, présidente de l’Unef, dans une tribune publiée dimanche, avec cette réforme, « le gouvernement choisit cyniquement de tourner le dos à la démocratisation des études supérieures ».

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L’Unef avait déjà lancé un site dédié et une pétition en ligne à la fin du mois d’octobre. La mobilisation gagne maintenant les campus avec des distributions de tracts ce matin, par exemple à Lille :

L’organisation étudiante appelle à « se mobiliser massivement contre la réforme du premier cycle à l’université en manifestant le 16 novembre prochain », c'est-à-dire à se joindre à la journée d’action intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU (dont l'axe principal est la lutte contre la réforme du Code du travail). Elle appelle aussi à « se réunir afin de mettre en place des actions militantes et des rassemblements pour organiser la mobilisation sur les universités contre une réforme qui remet en cause notre droit à l’avenir ». En clair : à organiser des assemblées générales pour tenter de lancer un mouvement spécifique.

Les universités se sont peu mobilisées dans le cadre du mouvement interprofessionnel contre les ordonnances. Cette réforme ciblée sur la jeunesse sera-t-elle suffisante pour motiver les étudiants à descendre dans la rue ? La réponse est d'autant plus incertaine qu'il n'est pas sûr que l'Unef, qui a perdu sa place de première organisation étudiante l'année dernière au profit de la très réformiste Fage, ait encore les forces vives nécessaires pour impulser un mouvement d'ampleur.

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