Nicolas Hulot : Une longue série de reculades

Nicolas Hulot enchaîne les renoncements et s’englue dans un jeu d’équilibriste qui désarçonne les ONG et les citoyens.

J e ne recule jamais ; parfois, je patiente un peu », déclarait Nicolas Hulot le 15 octobre, dans Le Journal du dimanche. Si, pour le ministre de la Transition écologique et solidaire, il s’agit de patience, pour les associations, ce serait plutôt de la prudence. « Des promesses mais pas de concret », répètent-elles à chaque annonce. Depuis six mois, il accumule les dossiers sur son bureau mais la pile des reculs est plus haute que celle des victoires. En première ligne, le Ceta, jugé « non climato-compatible » par Nicolas Hulot en 2016. « J’étais très inquiet, et je le suis toujours. Ce sont des traités qui nous exposent au lieu de nous protéger », déclarait-il au lendemain de la signature du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, en septembre dernier. Les risques pour la santé et l’environnement, notamment l’exportation de pétrole issu de sables bitumineux canadiens, ou l’arrivée sur le marché européen des OGM, seraient évités par la mise en place d’un « veto climatique ». Son but : veiller à ce que les mesures destinées à limiter le réchauffement climatique ne soient pas attaquées dans le cadre de l’accord économique. Mais cela « exigerait un nouvel accord avec le Canada. Ni le Canada ni l’Union européenne n’ont l’intention d’ouvrir de nouvelles négociations », dénonce le collectif Stop Tafta.

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