À gauche, se trouve un jardinet…

Ainsi, lors des élections législatives partielles de dimanche 28 janvier, la gauche s’effondre littéralement.

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À gauche, se trouve un jardinet carré qui ne permet pas de faire plus de quatre enjambées en tout sens, où, à défaut de végétation, il vient, à l’ombre de deux arbres, des papiers, du vieux linge, des tessons, des gravats tombés du toit. » Balzac qui, dans L’Interdiction, décrivait en 1836 une vieille maison parisienne n’aurait sans doute pas imaginé une telle allégorie politique presque deux siècles plus tard.

Ainsi, lors du premier tour des élections législatives partielles de dimanche 28 janvier, dans le Territoire de Belfort comme dans le Val-d’Oise, la gauche s’effondre littéralement, laissant s’installer un vis-à-vis troublant entre le parti de Macron et celui de Wauquiez, huit mois après la grande élection présidentielle. Bien sûr, d’autres scrutins partiels arrivent ; nous verrons bien, à la fin de la série. Mais crier victoire en sautant sur le cadavre du PS ne permettra sans doute pas à la France insoumise, première force de gauche, de relever son camp, pas plus que Génération.s ne s’en tirera à bon compte en esquivant toutes les élections partielles à venir.

Il faut nous aider, dit Mélenchon. Donnez-nous du temps, dit Hamon. Certes.

Nous prendrons notre part à la reformulation d’un projet de société car Politis entend bien défendre l’avenir. En ouvrant chaque semaine nos colonnes à celles et ceux qui en sont les inventeurs, les bâtisseurs : aux faiseurs de solidarité, aux défenseurs des droits, aux projets innovants et coopératifs, aux nouvelles générations de défricheurs, qui luttent ou qui inventent, aux serviteurs de l’intérêt général et des services publics, aux artistes, aux scientifiques, aux protecteurs de la nature et des animaux.

Leur donner la parole ne nous contentera pas. De portraits en reportages, de tribunes en interviews, sur papier ou sur le Net, nous voudrons avec eux réfléchir aux grandes réponses possibles aux défis de nos sociétés bouleversées de toutes parts en ce début de siècle, déboussolées dans leur rapport au progrès. Soucieux de l’avenir des communs, il nous sera permis, de nouveau, de conjuguer l’avenir en commun.

Ce sera notre pierre à l’édifice. Ce sera notre façon à nous d’agrandir les frontières du jardinet, de faire renaître la végétation. Où, pour la gauche et surtout les générations qui viennent, « l’interdiction » ne sera plus de mise.


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