Européennes : la gauche en mode trans
Benoît Hamon et Yanis Varoufakis se lancent ensemble dans la campagne des européennes de 2019. Jean-Luc Mélenchon, lui, prépare un autre rassemblement transnational.

Les flashs ont crépité, dimanche dernier, au premier étage du « Falstaff », un bar de la Bastille. La photo était belle : Benoît Hamon et la « star » grecque de la politique, Yanis Varoufakis, tout sourire, côte à côte. Les élections européennes n’auront lieu qu’en juin 2019, mais la rencontre entre l’ex-socialiste leader de Génération.s et l’ancien ministre du gouvernement Tsipras, fondateur du mouvement Diem25, ont sonné le départ de la campagne.
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Unies dans leur combat contre l’Europe de l’austérité, contre l’Europe des frontières, et pour une Europe écologique, les deux formations entendent présenter des listes communes, former un groupe commun au Parlement européen, et soutenir un même candidat (Varoufakis lui-même ?) pour la course à la présidence de la commission.
En attendant, la première marche consiste à former des listes à plusieurs pays en contournant le code électoral qui ne prévoit pas la constitution de listes transnationales. « Juridiquement, les listes ne seront pas transnationales, mais nous ferons “comme si” à