Européennes : la gauche en mode trans

Benoît Hamon et Yanis Varoufakis se lancent ensemble dans la campagne des européennes de 2019. Jean-Luc Mélenchon, lui, prépare un autre rassemblement transnational.

Pauline Graulle  • 23 janvier 2018 abonné·es
Européennes : la gauche en mode trans
© photo : SERGE TENANI / CROWDSPARK

Les flashs ont crépité, dimanche dernier, au premier étage du « Falstaff », un bar de la Bastille. La photo était belle : Benoît Hamon et la « star » grecque de la politique, Yanis Varoufakis, tout sourire, côte à côte. Les élections européennes n’auront lieu qu’en juin 2019, mais la rencontre entre l’ex-socialiste leader de Génération.s et l’ancien ministre du gouvernement Tsipras, fondateur du mouvement Diem25, ont sonné le départ de la campagne.

À lire aussi >> Yanis Varoufakis : « Ils voulaient nous faire mordre la poussière »

Unies dans leur combat contre l’Europe de l’austérité, contre l’Europe des frontières, et pour une Europe écologique, les deux formations entendent présenter des listes communes, former un groupe commun au Parlement européen, et soutenir un même candidat (Varoufakis lui-même ?) pour la course à la présidence de la commission.

En attendant, la première marche consiste à former des listes à plusieurs pays en contournant le code électoral qui ne prévoit pas la constitution de listes transnationales. « Juridiquement, les listes ne seront pas transnationales, mais nous ferons “comme si” à

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)

Pour aller plus loin…

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture
Politique • 12 octobre 2026 abonné·es

Colère lycéenne : Gabriel Attal mise sur l’autorité, Jean-Luc Mélenchon sur la rupture

Le candidat Renaissance et de La France insoumise à la présidentielle ont respectivement tenu meeting à Lyon samedi 10 octobre et près de Clermont-Ferrand dimanche 11, sur fond de mobilisation lycéenne. Alors que l’ancien Premier ministre défend une ligne fondée sur l’autorité et les devoirs, le leader insoumis dénonce le bilan éducatif des gouvernements macronistes. Tout au long du week-end, les deux candidats se sont affrontés à distance, à la tribune comme sur les réseaux.
Par William Jean et Névil Gagnepain
Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?
Politique • 9 octobre 2026 abonné·es

Raphaël Glucksmann veut-il tuer le PS ?

Ce 12 octobre, le coprésident de Place publique a remporté la primaire sociale-démocrate octobre, en glanant 66,17 % des 120 000 votants en ligne. Une question brûlante a animé les derniers jours de campagne : sa victoire serait-elle synonyme de la fin du parti à la rose ?
Par Névil Gagnepain
Les gauches raccrochent les wagons de la colère lycéenne
Analyse • 7 octobre 2026 abonné·es

Les gauches raccrochent les wagons de la colère lycéenne

Face à un mouvement lycéen d’une ampleur inédite, les partis de gauche se sont unanimement ralliés à la cause lors des manifestations du 6 octobre. Certains, LFI en tête, ont été plus prompts que d’autres à se rendre sur les blocus lycéens.
Par Névil Gagnepain
Affaire Bardella : la « dédiabolisation » du RN à l’épreuve, mais pour quel électorat ?
Analyse • 1 octobre 2026 abonné·es

Affaire Bardella : la « dédiabolisation » du RN à l’épreuve, mais pour quel électorat ?

Après les révélations de Mediapart sur des messages antisémites attribués à Jordan Bardella, l’affaire pourrait fragiliser les électeurs les plus récemment ralliés au RN, davantage sensibles à l’image de respectabilité que le parti cherche à construire. Une hypothèse qui reste, à ce stade, impossible à mesurer électoralement.
Par William Jean