Législatives : Des élections très partielles

Le premier tour de deux législatives partielles ont eu lieu dimanche dernier. Le mouvement d'Emmanuel Macron perd sensiblement du terrain depuis juin.

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Difficile de tirer quelque enseignement politique du premier tour des deux législatives partielles qui ont eu lieu dimanche dernier, tant l’abstention a été massive. Dans la première circonscription du Val-d’Oise comme sur le Territoire de Belfort, c’est certes un duel La République en marche/Les Républicains qui aura lieu. Mais le mouvement d'Emmanuel Macron perd sensiblement du terrain depuis le mois de juin. Et, si la droite apparaît désormais en première opposante au pouvoir, c’est d’abord parce que ses électeurs sont traditionnellement les plus mobilisés pour retourner aux urnes, même sur des élections peu médiatisées.

À gauche, la France insoumise arrive troisième dans les deux circonscriptions et fait quelques percées dans des zones populaires. Mais, si elle passe devant l’extrême droite à Belfort – celle-ci se déchire entre le FN (7 %) et les Philippotistes (2 %), qui font leur baptême électoral sous l’étiquette Les Patriotes –, elle n’a pas vraiment de raisons de se réjouir, tant le reste de la gauche s’effondre. Le PS sombre définitivement (à 7 % dans le Val-d’Oise, il dégringole à 2,6 % sur les terres chevènementistes de Belfort !). Quant à Génération.s, le mouvement de Benoît Hamon, il n’a même pas présenté de candidats.


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