Au Québec, l’art se creuse la mémoire

Le festival TransAmériques a témoigné cette année – du 23 mai au 7 juin – des paradoxes du pays en matière de rapport à l’histoire. Et de ses inquiétudes pour l’avenir.

Anaïs Heluin  • 13 juin 2018 abonné·es
Au Québec, l’art se creuse la mémoire
© photo : Phantom Stills and Vibrations, de Lara Kramer, une troublante expérience de proximité.Stefan Petersen

F aites de nous ce qu’il vous plaira mais vous devrez nous entendre. » En grosses lettres blanches sur fond orange, étalée sur deux des premières pages du programme et imprimée sur les sacs du Festival TransAmériques (FTA) – festival international de théâtre et de danse le plus réputé du Québec –, la phrase accroche le regard. Inscrite aussi sur quelques murs du Quartier général de l’événement, à quelques pas de la place des Arts, en plein centre de Montréal, elle est extraite d’un texte de 1948 : Refus global, manifeste écrit par le chef de file du mouvement automatiste – un cousin du surréalisme –, Paul-Émile Borduas, et cosigné par quinze autres artistes.

Tandis que bon nombre de théâtres français interrogent à travers spectacles et rencontres l’héritage laissé par Mai 68, on s’attend ici à une démarche similaire. Le questionnement se révèle beaucoup plus discret. Plus difficilement lisible.

Parmi les 25 spectacles de la 12e édition

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Théâtre
Temps de lecture : 5 minutes