Les collectivités dans la nasse du privé

En imposant aux mairies, aux départements et aux régions une limitation des dépenses, le gouvernement les pousse à déléguer les services publics.

Les difficultés budgétaires des collectivités locales font le bonheur des sociétés délégataires de services publics, aux premiers rangs desquelles plusieurs figures du CAC 40 (Vinci, Veolia, Suez, Bouygues, Eiffage…). C’est vers elles que se tournent les municipalités, structures intercommunales, départements ou régions qui ne peuvent offrir à leurs administrés un service ou un équipement sans grever leur budget. Une tendance que la politique du gouvernement va encore accentuer.

Après deux quinquennats de baisse autoritaire des dotations de l’État, ce dernier, tout à sa volonté de réduire la dépense publique, veut inciter les 322 collectivités les plus importantes – celles dont les dépenses de fonctionnement dépassent 60 millions d’euros – à s’engager par contrat d’ici au 30 juin à limiter à 1,2 % (inflation comprise) l’augmentation annuelle de leurs dépenses de fonctionnement, sous peine de lourdes sanctions financières. En échange de quoi les « bons élèves » pourraient – cela dépendra des préfets – obtenir une majoration du taux de subvention des projets financés par la dotation de subvention à l’investissement local.

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