Effondrements en chaîne

L’humanité se trouve confrontée à un risque de disparition ou d’implosion de ses sociétés.

C **et été, des records de température ont été battus. Le plus inquiétant est le réchauffement arctique, où les 33 °C (15 °C au-dessus des moyennes) ont été atteints à l’extrémité nord de la Scandinavie. Ce phénomène, deux à quatre fois plus rapide que sur le reste de la planète, est analysé par des scientifiques dans un article paru dans Nature (1). La question d’un point de non-retour se pose de plus en plus, c’est-à-dire l’incapacité de notre société d’empêcher l’emballement climatique. Aujourd’hui, les pires scénarios deviennent de plus en plus probables.

Pourtant, les différents rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) analysent et proposent des solutions depuis 1990. Les équations de Kaya ou d’Ehrlich – qui décomposent l’émission des gaz à effet de serre (GES) selon le contenu carbone du modèle énergétique, l’intensité énergétique du modèle de croissance, le niveau de vie moyen de la population et le nombre d’habitants sur la planète – nous indiquent les objectifs à atteindre. Le Giec recommande une division par trois des GES pour éviter un emballement climatique. Mais, en 2017, les émissions de CO2 ont bondi de 1,8 % en moyenne dans les 28 pays européens, et même de 3,2 % en France. Selon le Commissariat général au développement durable, la consommation finale énergétique a crû de 0,9 % à climat constant, et la facture énergétique du pays a bondi de 23 %, alors qu’elle avait baissé de 56 % entre 2012 et 2016 (2).

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