Après le massacre, les affaires continuent

La France a continué de vendre des armes à l’Égypte malgré les informations relatives à leur utilisation abusive.

La semaine dernière, t’en souvient-il, on déplorait ici que M. Macron puisse tout à la fois s’offusquer de l’élimination de l’opposant saoudien Jamal Khashoggi et, en même temps, continuer à soutenir activement les ventes de matériels militaires français à Riyad. Et cela était un peu injuste car, en vérité, la France sous M. Macron (tout comme sous son prédécesseur « socialiste », M. Hollande) ne vend pas des armes qu’à l’Arabie saoudite : depuis de longues années, elle en exporte aussi beaucoup vers l’Égypte du maréchal Sissi – où des blindés français fabriqués par Renault Trucks Défense se sont ainsi, et par exemple, retrouvés « au cœur » d’une abominable « répression » dans laquelle des manifestants ont parfois été abattus depuis le couvert de ces véhicules. C’est ce qui ressort d’un rapport publié la semaine dernière par Amnesty International, au terme d’une longue et minutieuse enquête.

Selon ce document, les autorités françaises ont continué à « autoriser des licences à l’exportation de blindés, de pièces et de composants connexes » vers l’Égypte « jusqu’en 2017, bien après que des informations crédibles relatives à leur utilisation abusive » ont été réunies – et alors même que « les États membres de l’Union européenne (UE) » avaient décidé « de suspendre les licences d’exportation vers l’Égypte de matériels utilisés à des fins de répression interne ».

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