Dossier : Le climat n’attend plus les États

Climat : Les sciences en alerte

En nous inscrivant dans une histoire plus complexe et plus riche, le savoir scientifique peut réenchanter le monde.

Le Giec publie un nouveau rapport, mais nous ne l’attendons pas avec l’intensité éprouvée pour les précédents. Il évalue les chances d’atteindre l’objectif de 1,5 °C de réchauffement moyen sur la Terre d’ici à la fin du siècle. Or, nous savons déjà que, en l’absence de changements de fond, ce réchauffement sera atteint dès 2040. Et sans doute avant, car les émissions de gaz à effet de serre, qui auraient dû déjà atteindre un plafond, continuent d’augmenter.

Le Giec n’est pas en cause, ses alertes lancées depuis quarante ans non plus. Les négationnistes du réchauffement climatique et les marchands de doute sont dévoilés : les intérêts explicites des industries fossiles et chimiques, ceux de l’« America Great Again », les intérêts nationaux, la « post-vérité » et le cynisme tiennent lieu d’arguments. Nombre d’entre eux sont reconvertis dans les « solutions » de la bio-ingénierie et de la géo-ingénierie. Ils ne s’appuient plus vraiment sur des recherches scientifiques ad hoc. Leur pouvoir de nuisance est politique. Finalement, les travaux des scientifiques sont aujourd’hui surtout dévalués par ceux qui proclament les prendre en compte sans les inscrire dans des choix qui pourraient répondre aux défis. Ils deviennent des pièces du décor, des éléments de langage.

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