Dossier : 10 bonnes nouvelles en Europe

Italie : championne d’Europe du bio

Outre les questions de santé et d’environnement, la filière biologique italienne se mobilise pour les conditions de travail des travailleurs étrangers.

Pour Vincenzo Vizioli, président de l’Association italienne pour l’agriculture biologique (AIAB), c’est la demande des consommateurs qui a suscité la progression très importante de l’agriculture biologique en Italie. Outre les questions de santé et d’environnement, la filière se mobilise pour les conditions de travail des travailleurs étrangers, très nombreux dans les exploitations agricoles.

L’Italie est devenue le pays d’Europe ­comptant le plus d’exploitations biologiques. Comment expliquez-vous ce résultat ?

Vincenzo Vizioli : Il faut bien comprendre que cette augmentation très importante a été en quelque sorte dictée par le marché : elle n’est en rien le résultat d’une volonté politique. C’est la demande des consommateurs italiens qui a contraint les marques et la grande distribution à ne plus ignorer l’existence de l’agriculture biologique et à pénétrer ce marché. On observe que deux filières se sont mises en place : d’un côté, la bio ­industrielle pour la grande distribution ; de l’autre, la bio de proximité, liée à des valeurs, pour la prévention du changement climatique, l’aménagement raisonné des territoires et la protection de la santé, à commencer par les producteurs eux-mêmes – premières victimes des pesticides.

Rencontrez-vous des problèmes particuliers avec l’actuel gouvernement, composé de la Ligue (extrême droite) et du Mouvement 5-Étoiles ?

L’action de ce gouvernement en la matière ne diffère pas vraiment de celle des précédents : aucun n’a jamais donné une impulsion politique efficace à l’agriculture biologique.

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