Économie et idéologie

Comme toute science, l’économie doit être soumise à la confrontation entre les faits et la théorie.

Une nouvelle fois, le programme de sciences économiques et sociales (SES) est contesté. Sous l’impulsion de Jean-Michel Blanquer, le Conseil supérieur des programmes (CSP) propose une réforme très orientée de cette matière. Les professeurs de SES sont accusés de faire de l’idéologie plutôt que d’enseigner les fondements réels de l’économie, à commencer par une juste présentation de ce que seraient l’économie et l’entreprise. Au nom de cette lutte idéologique, le CSP, loin de proposer une neutralité axiologique, impose une vision libérale centrée sur la rationalité des agents et le libre fonctionnement des marchés. Derrière cet affrontement s’en cacherait un autre : celui qui oppose les défenseurs d’une économie mainstream mathématisée et les socio-économistes utilisant des méthodes plus qualitatives que quantitatives. Mireille Bruyère a déjà évoqué cette deuxième controverse (1).

Évacuons d’abord les faux débats. Les mathématiques sont un outil et non une fin. Certains modèles économiques sont d’une pauvreté heuristique affligeante, où les conclusions ne sont que la conséquence des hypothèses initiales ad hoc, quelle que soit la sophistication du système. Inversement, certaines analyses relèvent plus du commentaire que de la confrontation d’analyses pour l’explication de faits réels.

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