Une jeunesse sacrifiée

Dans les quartiers prioritaires, les services publics doivent être réinvestis.

Les dernières semaines du mois d’octobre ont été marquées par la mort de plusieurs adolescents lors de rixes entre bandes rivales dans des quartiers populaires. Même si le facteur économique n’est pas l’unique raison de ces « morts pour rien », force est de constater que ces événements tragiques sont le symptôme d’un abandon des jeunes des quartiers populaires. Rappelons qu’ils subissent un taux de chômage plus de deux fois supérieur à celui de l’ensemble des jeunes en France, et qu’un tiers d’entre eux sortent du système scolaire sans diplôme. Alors que près de 5 millions de personnes vivent dans les 1 300 quartiers prioritaires de la politique de la ville, le taux de pauvreté y atteint 42 %, soit trois fois plus que la moyenne nationale ! À la pauvreté monétaire et à la précarité (emploi, logement et transports, notamment) s’ajoutent des discriminations liées à la domiciliation, à la couleur de peau, à l’origine ou à la religion.

Face à ce constat, Emmanuel Macron et son équipe au pouvoir réitèrent le vieil adage « si tu veux, tu peux » en activant le mythe du « tous créateurs d’entreprise ». Pourtant, l’entreprenariat est moins développé dans ces quartiers qu’ailleurs. S’appuyant sur l’enquête emploi de l’Insee, l’Observatoire national de la politique de la ville souligne qu’il y a seulement 5 % d’indépendants dans les quartiers prioritaires, soit deux fois moins que dans le reste de la population.

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