Bolsonaro contre les « petites mains »
En 2013, la « loi des domestiques » avait permis aux Brésiliennes concernées de travailler en étant déclarées. Avec la crise et le nouveau président d’extrême droite, leurs droits sont menacés.
dans l’hebdo N° 1535 Acheter ce numéro

I ls vont devoir apprendre à faire leur lit », lâche Áurea, ex-employée de maison qui retrace sa vie dans le documentaire Elle fait presque partie de la famille (1), réalisé en 2013, année du vote de la loi qui inclut les domestiques dans la législation du travail. « À l’époque, la situation économique permettait aux travailleurs d’exiger de meilleurs salaires et des droits jusqu’alors inexistants pour cette catégorie », explique Luciano Onça, coréalisateur de ce court-métrage qui analyse la complexité des relations patrons-employées. Champion du monde du travail domestique, avec 6 millions de personnes concernées selon l’Organisation internationale du travail (OIT), dont 96 % de femmes, le Brésil est encore profondément marqué par l’esclavage, aboli