L’Huma sera fixé sur son sort le 7 février

Le tribunal de commerce de Bobigny a reporté sa décision. Le directeur du journal, Patrick Le Hyaric, déplore l’absence de soutien des banques.

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Pas de ouf de soulagement encore pour les quelque 200 salariés de L’Huma. En cessation de paiements, L’Huma a été placé vendredi 25 janvier sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny, avant une audience fixée rapidement à ce mercredi 30 janvier. Avec deux options : prononcer la liquidation du journal ou bien accepter le plan de continuation, proposé par la direction. Finalement, décision sera prise le 7 février.

En attendant, le journal a lancé une nouvelle souscription, laquelle a déjà rapporté plus d’un million d’euros. Une somme insuffisante, quand les caisses ont besoin d’être renflouées à hauteur de trois millions au moins.

Lundi 28 janvier, Patrick Le Hyaric, directeur de L’Humanité, a appelé dans ses colonnes à une « mobilisation générale », expliquant notamment que pas « une banque, à cette heure, n’a voulu s’engager à nos côtés ». Une campagne d’abonnements devrait être lancée prochainement, tandis que le journal a vu ses ventes s’affaisser encore (-6,24 % sur un an), atteignant péniblement les 33 000 exemplaires vendus, cependant que les recettes publicitaires ont aussi fortement chuté.

Si le journal cherche de nouveaux actionnaires, du côté de l’économie solidaire par exemple, alors que son capital est majoritairement détenu par la société des Amis de L’Humanité, tout en se plaçant « sous protection populaire et citoyenne », il en va de l’indépendance de la presse, à l’heure des concentrations toujours plus resserrées. Une soirée de soutien est déjà prévue le 22 février à à Montreuil, à la halle Marcel-Dufriche, avec nombre de personnalités.


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