Pas de RIC pour le fisc ?

Selon Terra Nova, le RIC pourrait finalement être une avancée démocratique… mais pas sur toutes les questions.

Une fois n’est pas coutume, la fondation Terra Nova a fait œuvre utile. Les éditocrates qui depuis trois mois vilipendent les gilets jaunes sont tombés des nues en lisant son rapport sur « le référendum d’initiative citoyenne délibératif » : le RIC, slogan de la « foule haineuse », pourrait finalement être une avancée démocratique (1) !

Terra Nova prend au sérieux les arguments hostiles au RIC. « Le règne de la démagogie et des manipulations », « la complexité des questions » pour des profanes, « les dérives plébiscitaires », « la délégitimation des parlementaires » : ces risques ne sont pas imaginaires, loin de là, comme le montre le soutien au RIC de Marine Le Pen ou de Nicolas Dupont-Aignan. Mais la réponse proposée est claire et convaincante : en associant le RIC à une phase préalable d’intense démocratie délibérative, on met les électeurs en position de se faire une opinion éclairée non par les passions tristes, mais par le souci du bien commun.

Concrètement, la note propose de faire précéder le RIC par le tirage au sort d’une assemblée de cent citoyens, représentative de la diversité des électeurs, et qui sera chargée, d’une part, de formuler la question posée, d’autre part, d’évaluer les conséquences pratiques du « oui » et du « non » ; cette évaluation sera ensuite associée au matériel électoral envoyé aux citoyens.

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