Au cinéma et au théâtre, les juifs et homos cibles d’une même haine
Chantal Meyer-Plantureux étudie l’expression antisémite et homophobe dans le cinéma et le théâtre en France.
dans l’hebdo N° 1545 Acheter ce numéro

© Collection Christophel/Réalisation d’art cinématographique/AFP
L’historienne Chantal Meyer-Plantureux, à qui l’on doit divers essais importants sur la critique, le théâtre et Romain Rolland, a relié, grâce à sa rencontre avec le dramaturge Jean-Marie Besset, deux attitudes monstrueuses et pourtant bien vivantes, la haine des juifs et la détestation des homosexuels. Elle avait, semble-t-il, travaillé sur le premier thème et, touchée par certains aspects communs, a élargi la conception du livre qu’elle avait en cours pour publier à présent Antisémitisme et homophobie. Clichés en scène et à l’écran.
Cette association n’est pas nouvelle, comme l’auteure le montre elle-même. Chacun sait que les nazis ont persécuté les juifs et les homos. Chacun sait qu’on peut entendre « sale juif » ou « sale pédé » sortir d’une même bouche qui se gargarise de ces deux formes de rejet. Il y a, au fond de ces déclarations similaires contre les uns et les
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