« C'est quoi, un satrape ? »

À Gréoux-les-Bains, Emmanuel Macron a doctement expliqué que les matraquages et les tirs de grenades (liste non exhaustive) qui ont fait depuis cinq mois des centaines de blessé·e·s parmi les gilets jaunes n’étaient pas du tout des « violences policières ».

Dans le cadre du « grand débat national », dont son Premier ministre avait, quelques jours plus tôt, d’ores et déjà prévenu que les effets concrets risquaient d’être un peu « déceptifs » – t’attendais qu’on te rallonge ton APL de trois euros mais on a préféré donner encore une prime de sept milliards au patronat –, Emmanuel Macron participait, ce 7 mars, à une réunion publique à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).

Et tout se passait à peu près bien (comprendre qu’il déroulait tranquillement sa langue de bois en recrachant discrètement, toutes les cinq minutes, quelques copeaux de teck massif) quand, soudainement, son nez s’est allongé de 19 885 centimètres – je te laisse convertir en miles, David (1) –, ratant de peu l’œil d’une participante effarée, pour aller briser une fenêtre et finir sa course contre un arbre, dans la tiède campagne environnante. (« Regarde, c’est Pinocchio » a crié, ravie, une enfant qui passait par là.)

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