La mort à Damas

À travers l’histoire d’une jeune femme qui s’est suicidée, Chroniques d’une ville qu’on croit connaître, de Wael Kadour, revient sur les origines de la révolution syrienne et interroge sur les causes de son échec.

Anaïs Heluin  • 27 mars 2019 abonné·es
La mort à Damas
© crédit photo : Nabil Boutros

Autour d’un dallage de parpaings, unique élément de décor de Chroniques d’une ville qu’on croit connaître, Hanane El Dirani fait les cent pas. Comédienne, clown, marionnettiste et libanaise, elle incarne une jeune femme syrienne. Une prénommée Roula qui vient d’apprendre que sa meilleure amie, Nour – « lumière », en arabe –, s’est jetée par la fenêtre. À ses côtés, Tamara Saade, libanaise, assume le rôle de messager. En infirmière, elle raconte l’arrivée à l’hôpital de la défenestrée. Elle rapporte ses dernières paroles. Dit en quelques mots sa beauté et son désespoir. Sa mort enfin, qui plonge Roula dans une forme de torpeur, de prostration.

Roula est le personnage central de la pièce de Wael Kadour, auteur et metteur en scène syrien installé à Paris depuis 2016,

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Théâtre
Temps de lecture : 4 minutes