Grand débat : Tout ça pour ça !

Tout ce que retient Macron du « grand débat », c’est qu’il faut continuer comme avant les gilets jaunes.

Emmanuel Macron a prévu de tenir sa première conférence de presse ce jeudi. Celle-ci doit ouvrir, nous dit-on, l’acte 2 de son quinquennat. Il n’y a pourtant guère de surprise à attendre de cet exercice monarchique au cours duquel le président de la République, comme il s’y est engagé, a prévu de livrer les conclusions qu’il tire du « grand débat national » voulu par lui pour répondre au mouvement des gilets jaunes. D’abord parce que la restitution qu’en a faite le Premier ministre, au début du mois, prétendait que ce que les Français avaient réclamé dans les centaines de milliers de contributions recueillies, les cahiers de doléances ouverts en mairie et les débats organisés à travers le pays, c’était que le gouvernement mette en œuvre plus vite le programme d’Emmanuel Macron et de La République en marche.

Ensuite parce que les mesures que le chef de l’État devait annoncer, le 15 avril, dans une allocution télévisée déprogrammée in extremis, découlent de cette restitution sans s’en écarter. Elles ont été éventées par plusieurs rédactions, dont RTL, l’AFP et Le Monde, en possession du texte de cette allocution mort-née, sans que l’Élysée dans un premier temps les confirme ou les démente. Abondamment commentées, elles ont même été « testées » par des instituts de sondage sans que l’on sache très bien s’il s’agissait de mesures réellement arrêtées ou de simples ballons d’essai. Jusqu’à ce que l’Élysée indique au milieu du week-end pascal que « certaines annonces ne seront pas modifiées, comme la baisse des impôts, la réindexation des petites retraites ou la suppression de l’ENA ».Le contraire eût été surprenant : selon un sondage Odoxa pour Le Figaro, la première et la seconde recueillent une très large approbation de l’opinion, respectivement 77 % et 74 % ; quant à la troisième, elle est suffisamment démagogique pour susciter une forte adhésion. Soucieux de ménager une attente avant la conférence de presse présidentielle, l’Élysée ajoutait aussi que « pour le reste, rien n’interdit de les compléter ou d’en ajouter ».

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