« J’veux du soleil », de Gilles Perret et François Ruffin

Le cinéaste et le député insoumis ont filmé les gilets jaunes pour contrer les discours gouvernementaux les stigmatisant.

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Il n’a pas fallu longtemps à Gilles Perret et François Ruffin, après le début du mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre, pour prendre la route avec une caméra et aller à leur rencontre. L’intention de J’veux du soleil est explicite : répliquer aux nombreuses assertions, extraits vidéo à l’appui, de journalistes, du gouvernement ou du président de la République stigmatisant les manifestants. En quelques jours de tournage, les deux comparses vont de rond-point en rond-point, où l’homme politique Ruffin, à croire ce qui nous est montré, est chaque fois accueilli à bras ouverts. Les deux réalisateurs recueillent les témoignages de gilets jaunes qui, filmés chez eux, détaillent les difficultés de leur vie quotidienne et attestent de la chaleur et de la dignité retrouvées à lutter à plusieurs. François Ruffin, qui déclare à la fin son amour pour eux, est de tous les plans. Et bien entendu, tout cela s’achève en chanson. Un film en forme d’autoroute… du soleil.

J’veux du soleil, Gilles Perret et François Ruffin, 1 h 16.


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