Europacity : fausses promesses, vrais dangers

Le gouvernement veut engager prochainement les travaux du gigantesque complexe commercial, sur le triangle de Gonesse. Le projet vante des milliers d’emplois créés. Pas si sûr.

Chloé Richard  • 15 mai 2019 abonné·es
Europacity : fausses promesses, vrais dangers
© photo : Aux 24 Heures de Gonesse contre le projet Europacity, le 21 mai 2017.crédit : Thomas SAMSON/AFP

Loin d’avoir le vent en poupe, le projet de mégacentre commercial et de loisirs EuropaCity (1) ne cesse de défrayer la chronique. Souvent pointé du doigt pour les dégâts environnementaux qu’il provoquerait en anéantissant plus de 200 hectares de terres agricoles aux portes de Paris, le projet induirait aussi d’autres dommages collatéraux qui passent, eux, un peu plus à la trappe : il risquerait de tuer les autres emplois commerciaux déjà présents autour de lui.

EuropaCity a pour idée d’installer en 2027 plus de 500 commerces, équipements culturels et de loisirs, hôtels et restaurants, le tout sur 400 000 m2, situés dans le « triangle de Gonesse », entre les aéroports du Bourget et de Roissy-Charles-de-Gaulle et le long de l’autoroute A1, sur le territoire du Val-d’Oise. Ses principaux promoteurs sont Ceetrus (ancien Immochan), filiale du groupe Auchan, ainsi que le groupe chinois Wanda.

La création d’emplois est un des axes majeurs de la communication autour du mégaprojet. Selon la première page du site d’EuropaCity, « 3 500 postes par an [seront] à pourvoir pendant la construction (dans 40 métiers) et 10 115 postes nécessaires au fonctionnement de la destination (dans 80 métiers). » Les opposants au projet font un autre calcul, et redoutent au contraire une perte nette d’emplois dans la zone. « Les commerçants vont fermer et, surtout, les

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Écologie
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