Manon Aubry : La franche insoumise

Novice en politique, Manon Aubry ne l’est pas en militantisme et en campagnes. À LFI, elle amène de nouvelles pratiques et idées, quitte à ne pas plaire à tous.

Agathe Mercante  • 15 mai 2019 abonné·es
Manon Aubry : La franche insoumise
© photo : Jean-Luc Mélenchon et Manon Aubry à Nîmes le 11 mai.crédit : gérard julien/afp

J 'ai l’impression de voir le classement des entreprises et des personnes présentes dans les paradis fiscaux », lâche-t-elle le 17 avril, en direct sur LCI, alors qu’on lui présente la liste des donateurs pour reconstruire Notre-Dame de Paris. Un cri du cœur, assure-t-elle, bien vite repris sur les réseaux sociaux avant de se muer en discours politique. Spontanée, Manon Aubry sait l’être, tout comme elle est spécialiste de l’exil fiscal et de la lutte contre les inégalités. Un leitmotiv répété à l’envi par La France insoumise (LFI), qui, après plusieurs mois de tentatives d’approche, est parvenue à convaincre l’ex-porte-parole d’Oxfam de prendre la tête de la liste du mouvement pour les européennes.

Et LFI n’était pas le seul parti à avoir voulu afficher le nom de Manon Aubry sur sa liste : n’a-t-elle pas été en contact avec Place publique, Génération·s et même Europe Écologie-Les Verts (EELV) ? Si. « Le combat contre l’exil fiscal qu’elle a porté pour Oxfam, c’est un combat qui parle à toute la gauche », confirme Guillaume Balas,

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