Les Verts dans les affres de la victoire

Après une campagne sur une ligne autonomiste, EELV se divise sur la suite. Notamment vis-à-vis du reste de la gauche.

Agathe Mercante  • 12 juin 2019 abonné·es
Les Verts dans les affres de la victoire
© photo : Le 1er juin, les adhérents parisiens ont préféré David Belliard, tenant de la ligne autonomiste, au binôme Julien Bayou-Antoinette Guhl.crédit : BERTRAND GUAY/AFP

L e plus grand péril se trouve au moment de la victoire », affirmait Bonaparte. Dans le cas d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), il se situe même après. C’est au lendemain des élections européennes, qui ont placé le parti en troisième position (13,4 % des suffrages exprimés) derrière le Rassemblement national et La République en marche (LREM), que le plus dur commence. Que faire de ce mandat pour « sauver l’avenir » – selon les mots de la tête de liste Yannick Jadot – donné par trois millions d’électeurs ? Faut-il persévérer sur la ligne autonomiste suivie durant la campagne ou venir au chevet de la gauche, sonnée après les élections ? Mercredi 5 juin, au sortir d’un bureau exécutif, la question n’était pas tranchée. Une certitude, cependant : aucune alliance ou même discussion avec LREM ne sera envisagée. Cela va sans dire, mais ça va mieux en le disant. « Tout le monde n’était pas forcément de cet avis », rappelle l’un des participants.

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Derrière les libéraux et l’extrême droite, EELV a aujourd’hui la lourde tâche d’incarner une alternative. Et pour cela, il faudra faire preuve d’ouverture et agréger autour du parti les mouvements citoyens et

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Politique
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