Mémoires vives

Un siècle dans leur tête. Un documentaire magnifique de Jean-Michel Djian, filmant une poignée de centenaires racontant les fils d’une histoire personnelle et commune.

Deux institutrices, Antoinette et Josée, un prêtre, le père Bourgeois, Jean, coiffeur, Yvonne, pharmacienne, Renée, commerçante, Serge, employé SNCF, et Pierre, chef d’entreprise. Un point commun : ils sont tous centenaires. Et fringants. Avec en mémoire un siècle d’histoire, de menues anecdotes qu’ils racontent, sobrement face caméra. On évoque la règle de trois, les projections d’un cinéma muet accompagné d’un pianiste, le bruit du vent dans les champs, la messe et le bouillon lardé du dimanche. « On a tous l’impression que c’était mieux avant », sourit Antoinette. T’inquiète. C’est juste une impression.

En ville, on choisit son camp dans les années 1930. À la campagne, on connaît à peine le Front populaire. Certains envisagent plutôt Hitler que Blum ; on choisit Pétain ou pas, on se rappelle des restrictions ; on justifie ses choix de collaborer ou d’entrer dans le maquis ; on n’oublie pas la barbarie à Oradour-sur-Glane, même si l’on ne sait pas grand-chose des camps d’extermination. Après guerre, il faudra tourner la page, participer à une France qui se reconstruit.

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