Philippe Bordas : De Sarcelles au Burkina

Photographe écrivain, Philippe Bordas expose son travail sur les cavaliers d’Afrique de l’Ouest. Retour sur un parcours qui se veut aussi un voyage au bout de la langue.

Jean-Claude Renard  • 19 juin 2019 abonné·es
Philippe Bordas : De Sarcelles au Burkina
© photo : Un cavalier mossi à Ouagadougou, saisi par Philippe Bordas.crédit : Philippe Bordas

Le baby-foot a gagné du terrain sur la rue, côtoyant la croupe d’un cheval sur lequel repose un verre rigolant des règles de l’équilibre. Ici, un autre canasson s’assoupit, les deux pattes arrière sur le sol, son cavalier pensif assis sur l’arrière-train, au milieu d’un baraquement d’infortune, de pneus abandonnés. Là, un cavalier torse au vent, chevauchant le long d’une route à peine goudronnée ; un autre posant vêtu de ses habits de prestige. Là encore, l’intérieur d’un garage, encombré d’un bric-à-brac hétéroclite, entre ombres et lumières. Depuis l’extérieur, un cheval pointe sa tête sur ce décor. On se regarde mutuellement, fièrement. Là, enfin, un groupe de cavaliers et de cavalières dans leurs tenues traditionnelles, avec flèches et boucliers. Des couleurs chaudes, ocre et ambrées, caravagesques habillent ce pêle-mêle de scènes vivantes, chaotiques.

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Temps de lecture : 9 minutes