Avignon in : Ce qui va mourir vous salue…

Dans Dévotion, de Clément Bondu, une jeune promotion de comédiens convoque majestueusement les spectres européens.

Avec sa veste militaire d’un autre temps et son verbe du même acabit, le jeune comédien qui tient lieu de chœur à lui tout seul dans le prologue de Dévotion – Dernière offrande aux dieux morts nous met en garde : ce que l’on s’apprête à voir sur scène est « appelé à périr, à disparaître ». Artistes, décors, matériel technique… Tout est déjà « en route vers le néant ». Comme toujours chez Clément Bondu, qui, avec son groupe ­électro-rock Memorial* comme avec sa compagnie Année Zéro, compose oratorio sur oratorio. Poème dramatique sur poème dramatique, où des héros-conteurs anonymes voyagent seuls à travers le monde pour en faire l’inventaire des désastres. La liste des dérélictions.

Écrite pour quatorze comédiens de la promotion 2019 de l’École supérieure d’art dramatique (Esad) pendant deux ans de laboratoires de recherche portés par Les Plateaux sauvages, Dévotion est une nouvelle exploration des catastrophes d’hier et d’aujourd’hui. Une odyssée à travers l’Europe, l’un des thèmes principaux de la 73e édition du Festival d’Avignon où elle est présentée, après deux avant-premières au Théâtre de la Cité internationale.

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