Les armes à la main contre Daech

André Hébert raconte ses deux séjours au sein du bataillon international des Forces démocratiques syriennes. Intense.

André Hébert est un pseudonyme, choisi en un clin d’œil appuyé au directeur du journal Le Père Duchesne, chef de file des montagnards les plus radicaux durant la Révolution française. À 24 ans, militant anticapitaliste et internationaliste, il décide de s’engager dans les rangs du Bataillon international de libération des Unités de défense du peuple (YPG en kurde), principale composante des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui combattent surtout Daech.

S’inspirant des Brigades internationales contre les forces franquistes et leurs alliés fascistes et nazis, le bataillon compte quelque 700 combattants étrangers. Comme eux, André Hébert rejoint le Rojava, où les Kurdes construisent aussi une « révolution » qui se veut « socialiste, anti-impérialiste et féministe ». Après quelques semaines d’instruction militaire, puisqu’il n’a jamais touché une arme auparavant et provient d’un milieu parisien plutôt privilégié, il est en uniforme, kalachnikov en bandoulière, parfois un bazooka, des grenades… Il combat ainsi, « au front », de juillet 2015 à avril 2016 et, après un bref séjour en prison en Irak (où, comme il arrive de Syrie, on le soupçonne d’abord d’avoir combattu pour Daech) puis un an à Paris (et quelques interrogatoires par la DGSI), y retourne de juin à décembre 2017 pour participer à la « libération » de Raqqa, ville qui fut la « capitale » de Daech.

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