Portugal : La parenthèse des Œillets

Raquel Varela retrace les expériences de démocratie directe menées pendant les deux ans suivant la révolution portugaise.

Voir un peuple découvrir la démocratie directe, recouvrer le droit à sa libre expression, imaginer et concevoir l’autogestion de ses lieux de travail, imposer le silence à la réaction et aux sbires du régime fasciste qui l’a opprimé des décennies durant est une sensation unique. Qui rappelle souvent les récits héroïques des assemblées de travailleurs durant la Commune de Paris, pour ne pas remonter à celles de 1848 ou de 1792 ! Ce livre passionnant (et enthousiasmant) montre ainsi l’engouement de tout un peuple renversant la dictature salazariste, avec pourtant 30 % d’analphabètes, peu politisé mais décidé à sortir d’une longue nuit d’interdits, de répression et de misère.

Spécialiste de la révolution des Œillets, de l’histoire du travail et des mouvements sociaux dans la péninsule ibérique, Raquel Varela conclut ainsi sa préface : « Au cours des deux années 1974-1975, les ordres cessaient d’être des ordres pour devenir des décisions collectives concernant la manière dont la société désirait vivre », après quarante-huit longues années de joug, dont les treize dernières marquées par des guerres coloniales.

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