Françoise d’Eaubonne, pionnière de l’écoféminisme

L’historienne Caroline Goldblum consacre un bel essai à l’une de ces femmes qui, les premières, ont lié défense de l’environnement et lutte contre l’oppression patriarcale.

Le nom et la figure de Françoise d’Eaubonne (1920-2005) sont aujourd’hui largement oubliés. Elle fut pourtant l’une des fondatrices du Mouvement de libération des femmes (MLF) et du Front homosexuel d’action révolutionnaire (Fhar), qui est à l’origine des revendications LGBTI dans l’Hexagone. J’avais eu la chance de la rencontrer en 2001, quelques années avant sa disparition, alors que je réalisais une série de documentaires pour France Culture sur « le mouvement homosexuel français ». C’était une vieille dame digne à la pensée radicale et libertaire, plutôt pauvre (elle était hébergée dans un foyer pour intellectuels à deux pas de la gare Montparnasse). Elle m’avait conté la multitude de ses combats, en particulier sa contestation des automatismes relatifs aux genres et son engagement en faveur de la libération sexuelle, se souvenant de ses nombreuses rencontres, notamment avec Simone de Beauvoir, dont elle rappelait sans ambages la bisexualité tardive à une époque où la chose était plutôt tue.

Inlassable auteure engagée, Françoise d’Eaubonne est encore moins connue pour ses convictions autogestionnaires, son attachement à l’égalité des sexes et des peuples, et surtout à la préservation de la planète.

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