Éric Guéret, filmer plein champ

Alors que s’ouvre le Salon de l’agriculture, La Vie est dans le pré relate le combat d’un paysan contre Monsanto. Rencontre avec un cinéaste qui entend éveiller les consciences.

Jean-Claude Renard  • 19 février 2020 abonné·es
Éric Guéret, filmer plein champ
© DR

Match retour. Un retour sur Paul François, agriculteur charentais. En 2018, il tourne une page. Il observe la mécanique en branle, assumant sa dernière moisson conventionnelle. Il abandonne un système auquel il a cru, pour des raisons de santé publique, une chimie « qui se retrouve dans la chaîne alimentaire, impacte la flore et la faune ». Des effets indésirables trop importants pour continuer dans ce système. « Bienvenue à l’innovation en agronomie, bienvenue au bio », se réjouit-il. Avec une particularité : conserver sa vaste structure. Soit 240 hectares. Un défi : montrer que « faire du bio à grande échelle, c’est possible ». Une pensée tout entière revue. Comme s’il fallait remettre les mains dans le cambouis. Devant la caméra d’Éric Guéret, qui le suit dans cette rupture, Paul François réapprend à observer ses champs, la nature, les vers de terre et les abeilles. La vie est dans le pré,

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Médias
Temps de lecture : 9 minutes