Numérique : une portée de Chatons contre les gros Gafam

Le confinement a fait apparaître avec clarté notre dépendance aux géants du numérique. Mais des services associatifs et locaux offrent une alternative.

Romain Haillard  • 22 juillet 2020 abonné·es
Numérique : une portée de Chatons contre les gros Gafam
© Thibault Haillard et Bénédicte Morizur

Ouvrir des fenêtres peut nous enfermer. Une réunion en visioconférence sur Zoom, quelques échanges professionnels sur Whastapp, une centaine de messages perso sur Messenger, un texte partagé (pad) ouvert sur Google drive et, enfin, un petit apéro vidéo. Pour garder un lien avec ses proches ou continuer de travailler depuis chez soi, le confinement a rendu plus visible la domination des géants du numérique. Tenter de se décloisonner n’a jamais rendu aussi captif. Le Collectif des hébergeurs alternatifs, transparents, ouverts, neutres et solidaires – ou Chatons – propose quant à lui des alternatives libres.

Impulsée en 2016 par l’association d’éducation populaire Framasoft, l’initiative regroupe désormais plus de 70 structures. Ouvrir une boîte email, organiser des visioconférences, transmettre des fichiers ou communiquer peut se faire sans collecte ni centralisation des données personnelles. Mais ce n’est pas tout.

Pour Pierre-Yves Gosset, directeur général de Framasoft, esquiver la prédation de nos données ne suffit pas. « Vous pouvez arrêter de vous servir de Google et utiliser des logiciels libres mais conserver les habitudes d’un simple

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Publié dans le dossier
Les luttes essentielles déconfinées
Temps de lecture : 6 minutes

Pour aller plus loin…

« Empêcher le permis de tuer pour la police d’entrer dans notre système judiciaire »
Entretien 18 septembre 2026

« Empêcher le permis de tuer pour la police d’entrer dans notre système judiciaire »

Avec la mobilisation “Non au permis de tuer” ce 20 septembre dans une centaine de villes en France, familles de victimes, associations, syndicats et partis de gauche se retrouvent autour d’un même appel. Samia El Khalfaoui, tante d’une victime et cofondatrice de Stop aux violences d’État, raconte comment ce front s’est construit et pourquoi ses organisateurs veulent l’inscrire dans la durée.
Par Maxime Sirvins
Loi intégrale : « Sur certaines questions, nous ne pouvons pas faire de compromis »
Entretien 15 septembre 2026 abonné·es

Loi intégrale : « Sur certaines questions, nous ne pouvons pas faire de compromis »

Lancées avant l’été, les mobilisations autour de la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles ont repris partout en France. Emmanuelle, du collectif #NousToutes, et Suzy Rojtman, du Comité national pour les droits des femmes, participent à deux initiatives distinctes, qui mettent en exergue les dissensus au sein du mouvement féministe.
Par Salomé Dionisi
Interdiction du voile : les femmes musulmanes, oubliées du débat
Analyse 10 septembre 2026

Interdiction du voile : les femmes musulmanes, oubliées du débat

À l’aune de l’élection présidentielle, le Rassemblement national n’a, une nouvelle fois, pas manqué de reprendre en main le débat public en relançant son obsession : le voile.
Par Kamélia Ouaïssa
« Le Rassemblement national souhaite déligitimer la Constitution »
Entretien 9 septembre 2026 abonné·es

« Le Rassemblement national souhaite déligitimer la Constitution »

Le RN a réinjecté dans le débat public sa proposition visant à « sanctionner » le port du voile. S’est ensuivi un débat sur l’inconstitutionnalité de cette mesure, quitte à en éluder le caractère raciste. Mais peut-on compter sur nos institutions pour garantir droits et libertés ? L’analyse de Stéphanie Hennette Vauchez, professeure de droit public.
Par Pauline Migevant