« La Mère Lapipe dans son bistrot » : Café corsé

Avec La Mère Lapipe dans son bistrot, Pierrick Bourgault signe un portrait sensible. Un hymne à l’authentique.

Jeannine. Près de quatre-vingts piges au compteur. Un premier enfant à vingt et un ans, grand-mère à quarante. Aujourd’hui arrière-grand-mère. Fonctionnaire un poil, puis marchande de fruits et légumes. Cent métiers, cent misères, sur les marchés en plein air et le toutim des emmerdes. Mais en toute liberté, jusqu’à acquérir cet estaminet sans prétention, en 1985, dans un quartier ouvrier du Mans, baptisé le Café du coin, tout simplement, obscurisé par un plein paquet d’affiches de Johnny Hallyday.

Sur la porte d’entrée, l’auto-collant « Interdit aux cons » donne le ton. À l’intérieur, on trouve des centaines de briquets scotchés au comptoir, une Vierge Marie, un énorme rotin dit « fauteuil d’Emmanuelle », un autocollant Sud rail. Voilà pour le décor planté. S’y croisent gitans, brocanteurs, ferrailleurs, gendarmes et même un ministre (Stéphane Le Foll, en l’occurrence, maire du Mans), discutant le bout de gras à hauteur du zinc.

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