« Gran Balan », de Christiane Taubira : Fresque guyanaise

Roman polyphonique, Gran Balan dessine, via une galerie de portraits, un territoire à la fois contemporain et ancré dans l’histoire, avec une inventivité littéraire vertigineuse.

Une dédicace d’abord : « À cette jeunesse dont on obstrue l’horizon. En indifférence. Impunément. » Même la ponctuation a son importance. Un exergue ensuite : « Il y a ma vie prise au lasso de l’existence. Il y a ma liberté qui me renvoie à moi-même. » Des mots signés Frantz Fanon, dans Peau noire, masques blancs. Le ton est donné. Celui de ce premier roman de Christiane Taubira, Gran Balan. Curieux titre. Qui trouve son explication au mitan du roman : quand tu es à gran balan, « c’est quand tu sais manœuvrer le ressort qui te permet de prendre ton essor pour contrôler ton propre sort ».

Du ressort, c’est bien le moindre bagage nécessaire qu’il faut à cette foule de personnages qui habillent le roman, principalement tourné vers la jeunesse, « encerclée par les risques, les abandons, les à-quoi-bon ». Mais pas seulement.

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