Vaccins : Affaiblir les défiances immunitaires

En dépit des suspicions, la vaccination constitue toujours, après la deuxième vague, la porte privilégiée de sortie de crise.

Sommes-nous en train d’entrevoir le bout du tunnel ? Alors que les spécialistes affirment que seul l’outil vaccinal pourra nous sortir de l’ornière en évitant les morts (1), ce sont pas moins de trois vaccins qui sont dans les starting-blocks en Europe. Un développement en un temps record qui s’explique par des technologies innovantes, au premier rang desquelles l’ARN messager. En projet depuis les années 1990, cette technique constitue un immense espoir thérapeutique, notamment pour certains cancers. Mais elle peut aussi servir pour les vaccins, avec un procédé au point depuis… fin 2019 (2).

C’est cette technologie qui concentre l’attention. Une fraction du matériel génétique viral enrobée d’une couche lipidique est injectée. Elle intègre les cellules, qui synthétiseront elles-mêmes la protéine « spike » (et elle seule) caractéristique du Sars-Cov-2, entraînant une réponse immunitaire. Une technique beaucoup plus efficiente et prometteuse que les autres vaccins en lice, celui du britannique AstraZeneca ou encore le Spoutnik V russe, à base, eux, d’adénovirus modifié génétiquement pour le munir de la fameuse protéine (3).

Mais les Français sont perplexes, partagés entre l’espoir de retrouver une vie normale et une profonde défiance.

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