Ouïgours hors de Chine : « J’avoue, j’ai peur »

À l’étranger, les Ouïgours sont aussi surveillés par le régime chinois. Intimidation, espionnage, chantage… En Europe, aux États-Unis ou en Australie, la minorité musulmane est suivie à la trace.

Hugo Boursier  • 6 janvier 2021 abonné·es
Ouïgours hors de Chine : « J’avoue, j’ai peur »
Une action comme d'Extinction Rebellion et de militants Ouïgours à Amsterdam, le 28 novembre 2020, contre le travail forcé utilisé par la firme Apple en Chine.
© Romy Arroyo Fernandez / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Pour échanger avec certains de ses amis restés au Xinjiang, Ehsan n’utilise pas son téléphone habituel. Il en a un autre, adapté spécialement à ses conversations entre la France et sa région natale. Sur celui-ci, il n’y a rien. Pas d’images, aucune information privée, juste une seule application : WeChat. Utilisée par plus de 1,2 milliard de personnes pour discuter, payer ou s’informer, cette plate-forme est aussi scrutée par les services de police et de renseignement de Xi Jinping. Alors le jeune homme ouïgour de 28 ans reste prudent. « Je le sais, ce téléphone est espionné. J’ai toujours peur quand je lance WeChat. Pour moi, mais aussi pour mes potes et mes cousins restés au pays. Je crains qu’à

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Monde
Publié dans le dossier
Ouïgours en Chine : Alerte génocide
Temps de lecture : 4 minutes

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