Quel avenir pour le peuple sahraoui ?

Alors que l’attitude du Maroc a attisé la colère de la jeunesse, l’Occident doit se mobiliser contre cette situation coloniale.

Soutien de longue date du peuple -sahraoui, le grand linguiste états-unien Noam Chomsky notait, à juste titre, que le Printemps arabe n’avait pas débuté à Tunis début 2011 (avec l’heureuse chute de Ben Ali), mais bien au Sahara occidental, avec l’immense campement de milliers de civils sahraouis à Gdeim Izik, à deux pas de la capitale, Laâyoune, dès l’automne 2010. Ils avaient quitté la ville et choisi d’installer leurs tentes traditionnelles en plein désert pour dénoncer la violence de l’occupation marocaine et les innombrables violations des droits humains à leur encontre.

La répression qui suivit le démantèlement du camp par Rabat fut terrible : de nombreux prisonniers politiques, acteurs de cette mobilisation pacifique, croupissent depuis lors dans les prisons marocaines. Condamnés à des décennies d’incarcération après des aveux arrachés sous la torture (le sous-comité pour la prévention de la torture du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies l’a attesté), certains d’entre eux étaient accusés du meurtre de policiers lors de l’évacuation violente du campement… alors qu’ils avaient déjà été appréhendés par les services marocains.

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